Atelier Littéraire

SILENCE !

Vous entrez dans un lieu calme et appaisant... Vous trouverez ici des textes, en vrac, de ma composition ou d'autres écrivains.

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Grand-Père

C'est pour toi que je chante, Grand-père c'est pour toi.
Tous les autres m'écoutent, mais toi, tu m'entends.
On est du même bois, on est du même sang.
Et je porte ton nom et tu es un peu moi...

C'est pour toi que je pleure, Grand-père c'est pour toi.
Tu seras toujours dans mon coeur et (dans) mes pensées,
Jusqu'au jour où, moi aussi, j'irai tout là-bas.
Mais je serais, sans doute, un peu en retard...

C'est pour toi que j'écris, Grand-père c'est pour toi.
Maintenant que tu dors, (là) où il fait nuit et froid,
Je porterai ta lumière au-delà du temps.
Le passé est à nous, le futur est ailleurs...

- Et, partout, le présent est désormais pour toi. -

Snadje, 29/03/2010 (sauf 1ère strophe, qui est de G. Moustaki)

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Immobile à jamais

Etrange situation.
Visite mortuaire.

Tu es là, immobile à jamais et, autour, des gens...
Veillée mortuaire.

Irréel.

Il n'y a pas si longtemps, tu étais encore debout.
Et moi, je ne te voyais pas...
Maintenant, je te regarde dormir pour toujours.

Snadje, 30/03/2010

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Incarcéré dans la panoplie presque parfaite d'un prétendu schizophrène

Le jour décline derrière les parois molles et invisibles de la Cité-Lumière.
Je peux toucher l'ombre de ton souffle agonisant à mes cotés.

Il fait froid, il faut rentrer !

À demi-mot nous marchons,
Suffoquant à la vue des badauds décharnés par le temps passé à se renifler.

Les paumés montrent leurs dents rouillées en salivant sous les vitrines.
Leur marche forcée les rammenera chez nous !

Cache-toi avant qu'ils ne t'attrappent, ces gens-là sont des vampires !

Pause

Derrière ton visage caressant, tes mots sont lisses et glissant.
Et bientôt, c'est dans tes rêves que je me vois te féconder stérilement,

Et voilà que je m'amuse à violer l'embryon imaginaire mort-né...
Ses yeux m'aspirent en-dehors de ta cuisse, où je m'épanche mollement...

Et tu lèches frénétiquement le liquide amniotique se répandant sur le parquet...

Après deux jours de sevrage tu respires tout ce qui se mange
Et tes cris gentiment horribles ont fait pousser mes yeux !

Glandes salivaires déséchées. En toi j'aimerais pleurer.

Pause

Je me souviendrai de cette journée passée à tes cotés,
Comme avant...

Cette folie onirique m'apaise !
Mais hélas, je dois te quitter,

Je suis las de ton regard de morte. 

 

Snadje, 02/2011

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A vous

Vous !
Vous là !
Hey, vous !
Oui, vous, les autres !
Je vous hais !

 

Snadje, 15/10/2000

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Sexual Butterflies

Des couples nus dans la forêt verte s'épuisent...

- Changement de partenaires !
- Que ceux qui se retrouvent seuls, se mutilent lentement en attendant leur tour !
- Avancez, reculez, avancez, reculez, avancez, reculez...
- Stop !

Des êtres nus et démembrés déambulent joyeusement dans les ruelles étroites et mal éclairées.
Les badauds, agacés par ces sourires étranges, se crèvent les yeux avec fierté.

Ecartez-vous et faites place aux escadrons des "Sexual Butterflies" !

 

Snadje, 25/06/2009

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Dernier espoir

Voici la petite Mort lente et perverse, qui traverse nos corps creux et humides,
Celle-là même qui nous fait encore tenir debout, lorsque tout semble perdu.


Snadje, 06/06/2006

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